Jeu 20/11/2014 : Le virus Ebola

Le jeudi 20 novembre, le Dr Gilbert RAFFIER nous parlera du Virus Ebola.

Auteur du livre L'Afrique de A à Z, le Dr Gilbert RAFFIER est docteur en Médecine, tropicaliste, Médecin général du service de sante des armées.

Affecté sans discontinuer de 1955 à 1992 en Afrique occidentale : Hte Volta, Mali, Sénégal, Mauritanie, Côte d'Ivoire, et Afrique Equatoriale : Centrafrique, Zaïre, Rwanda, il y occupe des postes de lutte contre les grandes endémies mais aussi des postes diplomatico-techniques.

Il a initié l'Institut National de Recherches Biomédicales Pasteur à Kinshasa, il est à l'origine de la découverte du virus Ebola (1976), à partir des prélèvements qu'il a ramenés de la région de l'Equateur au Zaïre.

Il a été à l'origine de la création, en pleine brousse, d'un village à proximité d'une léproserie depuis 1963 en Côte d'Ivoire qui porte officiellement son nom RAFFIERKRO*, dont il poursuit le développement à travers l'association qu'il a créée en 1994.



* Raffierkro est un village du centre de la Côte d'Ivoire situé à 7 km de la ville de la grande ville de Bouaké.

En 1963, le jeune médecin capitaine Gilbert Raffier y découvre une léproserie complètement abandonnée avec ses malades. Patiemment, en concertation et avec l'aide concrète des habitants eux-mêmes, il va leur permettre de reconstruire l'hôpital-léproserie puis un village entier avec, aujourd'hui, une centaine de maisons "en dur", deux écoles et 12 classes, un marché couvert, des installations sportives, une église œcuménique et une mosquée...

Dr Raffier fonde l'association Raffierkro en 1994 avec pour buts :
- de promouvoir le traitement et la réhabilitation des lépreux ainsi que des personnes atteintes de nouvelles maladies émergentes ;
- de favoriser le développement communautaire villageois par tous les moyens : sanitaires, économiques, agricoles, socio-culturels et sportifs...

Pour parcourir l'album sur l'histoire de ce village, cliquez sur Album Raffierkro

07/10/2014 : Théorie des jeux et informatique

Dès que l'on étudie les jeux, les jeux de sociétés connus comme des jeux plus artificiels, une question centrale est de déterminer si un des joueurs est capable de gagner à coup sûr, quels que soient les coup de son adversaire. C'est-à-dire s'il dispose d'une stratégie gagnante. À partir d'exemples simples on dégagera des conditions nécessaires (et suffisantes) pour que l'un des joueurs gagne à coup sûr.

Cependant cette stratégie gagnante peut être toute théorique, il reste à la réaliser concrètement. Pour ce faire on se demandera si un ordinateur (un algorithme) peut gagner à coup sûr.

Peut-on qualifier un tel algorithme d'intelligent ?

L'exposé sera l'occasion d'aborder des notions élémentaires d'algorithmique, et de s'interroger sur les limites des ordinateurs (décidabilité, calculabilité).

Thierry CACHAT

17/06/2014 : Micro et Nano Technologies

Quel avenir, pour les Micro et Nano Technologies, après 75 ans d’innovations ininterrompues et une explosion récente des découvertes  ?

Une histoire succincte de la micro-électronique sera l’occasion de parcourir les principes de base physiques et techniques de la micro-électronique,  avant d’aborder l’état de l’art dans ce domaine ainsi que dans les domaines connexes tels que le micro-usinage qui ont connu un développement spectaculaire ces dernières années.
On montrera ensuite que les nanotechnologies ne résultent  pas d’une simple poursuite de la réduction en taille des micro-technologies et comment quelques inventions clefs ont donné naissance à un champ d’expérimentation totalement nouveau et à une explosion des découvertes.
Dans un troisième temps le futur des micro et nanotechnologies sera questionné, avec des thèmes tels que l’avenir de la loi de Moore et ses conséquences ou encore l’impact des nanotechnologies dans notre vie de tous les jours et sur notre environnement, y compris les risques potentiels de ces technologies.

Sujet présenté par Jérôme Monclard
Jérôme MONCLARD : 49 ans, ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM) et ingénieur Supélec (ESE). Cofondateur de METRAWARE à Cabrières d'Aigues en 1998 (bureau d'étude en électronique et en logiciel enfoui), en plus de sa fonction de gérant, il y est en charge de la conception de l'architecture des systèmes électroniques et pilote les activités de R&D. Il intervient également auprès de l’université de Marseille en licence professionnelle et dans le cadre de la formation continue dans le domaine des bus, réseaux et protocoles informatiques.

27/05/2014 : La forêt provençale

Le Code forestier et les communaux boisés en Provence

Tout le monde s'accorde à reconnaître que si la forêt française en général est en mauvais état au début du XIXe siècle, la forêt provençale en particulier est dans une situation déplorable.
La conjugaison d'une exploitation intensive et d'abus de jouissance l'ont réduite en garrigue ou en maquis, formations arbustives de petite taille et de plantes herbacées.
L'inconscience de tous a détruit la forêt, mais pouvait-il en être autrement en ces temps de misère lorsqu'elle seule pouvait fournir à la fois le bois de chauffage et de charpente, l'engrais nécessaire aux cultures, lorsqu'elle seule pouvait nourrir le bétail par le pâturage, le ramassage des glands, les récoltes d'herbes et de feuilles, surtout avec des moutons et des chèvres qui disposaient d'une faible surface de prairies naturelles.
En dotant la France d'un Code forestier, en 1827, le législateur voulait reconstituer un milieu forestier et un climax favorable. Pour cela, il fallait que les nouvelles mesures fussent suffisamment efficaces, soigneusement appliquées pour vaincre l'hostilité des habitants, rigoureusement sanctionnées pour produire quelque effet.
La sauvegarde des forêts allait se jouer sur plusieurs registres : satisfaction des besoins de la consommation en réparant les bois dégradés, création de nouvelles ressources et sévères punitions à l'égard des délinquants. 

Si aujourd’hui il est encore difficile d’affirmer que l’objectif du Code forestier a été partout pleinement atteint, il faut cependant admettre que l’amélioration fut considérable, notamment dans le département de Vaucluse dont les archives livrent les chiffres qui permettent d’appréhender ce que fut l’évolution du patrimoine forestier depuis 1669. De cette date jusqu’à 1830, la majorité des communes forestières (46 sur 78) a vu disparaître ses forêts dans des proportions considérables : moins 32,77 %. Lorsqu’on sait comment fut protégée la forêt par l’Ordonnance de 1669, on mesure mieux l’œuvre destructrice de la fin du XVIIIe siècle. Cette évolution, qui n’a pas échappé au législateur, a été enrayée par la mise en œuvre du Code et il est évident que la soumission au régime forestier a sauvé la forêt puisque de 1830 à 1879 la surface boisée a augmenté de 117,30 % ; chiffre d’autant plus considérable qu’il faut tenir compte de l’augmentation de la population et des besoins croissants de l’industrie. 



Jacqueline Dumoulin
Docteur d'Etat en droit
Licenciée es Lettres

Chercheur au CNRS (retraite)